
Sophie Georger-Ménereau entre Pascal Guerif et Lydie Michaud
Un évènement tragique la transforme en dirigeante d’entreprise
Sophie Gorger Ménéreau a reprit les rênes de Pramac il y a 26 ans, une société fondée par son père, Roger, en 1972, spécialisée dans les accessoires pour câbles. En raison du décès tragique de son père en 1992, elle prend la direction de l’entreprise à 23 ans, épaulée par sa mère, Élisabeth. À l’époque, l’entreprise comptait onze salariés et réalisait un chiffre d’affaires de 11 millions de francs. Bien que Sophie était diplômée en langues étrangères appliquées au commerce international et maîtrisait l’anglais, l’allemand et l’italien, elle n’avait, tout de même, aucune expérience dans le domaine de la quincaillerie.
Un développement entourés de défis sociétaux
Il faut dire que l’entrée dans ce secteur n’a pas été facile pour une jeune femme sans expérience. En effet, le secteur était encore largement dominé par des codes machistes et misogynes. Cependant, grâce à sa détermination et à l’apprentissage auprès de ses salariés, elle a su maintenir et développer l’entreprise. En s’inspirant des orientations stratégiques laissées par son père, elle a progressivement transformé Pramac. En effet, en passant de quincaillier en gros à un acteur majeur dans le stockage et la prestation de services. Actuellement, Pramac emploie 26 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 4,6 millions d’euros. L’entreprise propose plus de 3 000 références sur son marché. En outre, Sophie est aussi reconnue pour son management particulier. C’est la raison pour laquelle, elle favorise l’autonomie, le droit à l’erreur et encourage l’expérimentation. Au fil des années, Sophie a constaté des changements concernant la place des femmes dans ce secteur. Bien qu’elle ne se considère pas féministe, elle souligne que l homme ou femme, c’est la compétence qui prime avant tout.
Une dirigeante passionnée de défis personnels
Outre sa carrière professionnelle, Sophie Gorger Ménéreau adore se challenger. Elle a, par exemple, participé au Rallye des Gazelles en 2018, un événement qui lui a permis de se détacher provisoirement de son entreprise et de prouver à ses salariés qu’ils pouvaient assurer sans sa présence. Ce genre de défis nourrit son approche du management et de la confiance.